Tatouages

Publié le par Fleur de soleil


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Le tatouage existe depuis la nuit des temps. Les égyptiens il y a 4000 ans le pratiquait déjà, et "Otzi', l'homme des glaces agé de 5000 ans retrouvé dans les Alpes italo-autrichiennes était tatoué .

Dans de nombreuses parties du monde, différents peuples utilisent le tatouage et la scarification pour indiquer le rang et l'appartenance sociale.

Le tatouage était une pratique tribale, il permettait à chaque individu de marquer sa tribu d'appartenance, son clan, son statut social et de se démarquer des autres. Cette pratique était répandue dans le monde entier, aussi bien chez les Celtes, que chez les Romains, les Grecs, mais aussi dans les civilisations plus lointaines comme dans les pays arabes, en Océanie, en Asie ou chez les Indiens d'Amérique
Ces différentes cultures avaient évidemment un modèle de tatouage tribal particulier dont chacun avait une signification bien à lui.

 

 A la base le tatouage est un rite, il fait partie intégrante de la culture de nombreuses civilisations. L'accession à un statut doit se mériter, elle implique nécessairement que l'individu donne de lui-même et souffre pour l'obtenir. Bien souvent, le tatouage, parce qu'il est une pratique douloureuse, témoignait du courage et de la force de celui qui l'avait enduré ; c'est pourquoi dans de nombreuses tribus, il était réservé aux chefs, aux guerriers ou marquait de façon plus générale la virilité du jeune garçon qui passait à l'âge adulte.


Le tatouage polynésien
polynesien.jpgTraditionnellement, le tatouage était réservé aux classes supérieures. Cette pratique était liée au désir de renforcer son attrait sexuel, à l'exaltation de la vie, à l'aspiration à devenir des dieux. Hommes et femmes portaient des tatouages sur diverses parties du corps ; la différenciation sociale était soulignée par des signes correspondant à chaque classe sociale, sous le contrôle vigilant des Ari'i (roi) : quand une unité se voyait reconnaître de nouveaux mérites, elle pouvait ajouter de nouveaux tatouages aux précédents. Les femmes étaient moins ornées, mais les dessins étaient plus élégants et mieux exécutés parce qu'ils étaient considérés comme une parure. En revanche les hommes avaient souvent tout le corps couvert de tatouages. Seul le visage était respecté, à l'exception de quelques guerriers ou prêtres qui portaient parfois un emblème particulier sur le front et sur les lèvres. Les chefs de tribu exhibaient une incroyable variété de motifs. Ceux-ci évoquaient une grande entreprise guerrière ou un événement important. On peut distinguer quatre types de tatouages : les tatouages destinés aux dieux, aux prêtres et aux Ari'i, héréditaires et réservés à leurs descendants ; les tatouages de types Hui Ari'i, Arioi réservés aux chefs (hommes et femmes) ; les tatouages de types Hui To'a, Hui Ra'atira, Iato'ai, pour les chefs de guerre, les guerriers, les danseurs, les rameurs, etc.; enfin le type manahune (peuple), pour les personnes sans généalogie ou sans ascendance héréditaire notable.


maoriLe tatouage maori
Tous les Maoris de haut rang étaient tatoués et ceux qui ne l'étaient pas étaient considérés comme des personnes sans aucun statut social. Par ailleurs, le moko rendait le guerrier attirant pour les femmes. 

Le tatouage commençait dès la puberté, accompagné de beaucoup de rites et de cérémonies rituelles. Ces tatouages sont basées sur des formes de spirales, et sont le plus souvent mis sur le visage.


tatouage-japonais-1870.JPGLe tatouage japonais

Les Chinois considéraient que le tatouage était un signe de barbarie et l'utilisaient en tant que punition ; de ce fait, dès le 7e siècle, les dirigeants japonais, qui adoptaient beaucoup de la culture chinoise, désavouèrent le tatouage officiellement.

Le premier tatouage de punition retrouvé au Japon en tant que tel date de 720 après J-C.

Durant le 17e siècle, le tatouage pénal fut remplacé par d'autres punitions, parce que, vers cette époque, le tatouage était devenu décoratif et populaire ; de ce fait, les criminels recouvraient leurs tatouages pénaux avec de grands motifs. C'est à ce moment que l'on associa le tatouage avec le crime organisé au Japon.

En dépit des efforts du gouvernement pour essayer de le supprimer, le tatouage continua de fleurir parmi les pompiers, porteurs de palanquins et autres métiers populaires. Il était particulièrement apprécié par les gangs de joueurs (jeux d'argent) appelés yakusa. Les membres de ces gangs étaient recrutés parmi les bas-fonds des hors-la-loi. Bien que les yakusa fussent engagés dans des activités illégales et semi-illégales, ils adhéraient à un code strict de l'honneur qui prohibait tout crime contre le peuple. Comme les samouraïs, ils avaient la fierté de pouvoir endurer la douleur et la privation, et quand la loyauté le demandait, ils étaient prêts à se sacrifier pour protéger leur gang. Les yakusa exprimèrent cet idéal par le tatouage, car celui-ci est douloureux, preuve de courage, et il est permanent. En outre, le tatouage était l'évidence de l'appartenance au gang et, parce qu'il était illégal, faisait d'eux des hors-la-loi à jamais. tatouage-tribal histoire4

 


Les Européens ont redécouvert le tatouage lors des explorations dans le Pacifique sud avec le capitaine James Cook dans les années 1770 et les marins en particulier étaient particulièrement identifiés avec ces marques dans la culture européenne jusqu'après la Seconde Guerre Mondaile . Ces mêmes marins européens se tatouaient souvent un crucifix sur toutle dos afin de se prémunir de la flagellation en cas de punition car c'était un crime que de défigurer une image pieuse ...

 

 
Ce système d'identification était aussi un moyen sûr et efficace de renseignements des fiches des forces de police sur la pègre avant l'arrivée de la photo d'identité. Les fiches de police jusqu'au XIXe siècle comportaient la signalisation et la description de chaque tatouage qui permettait ainsi de caractériser sans erreur un individu.

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Si la technique n’a pas tellement changé au fil des siècles (dans toutes les cultures, la décoration de la peau se pratique par l’insertion de substances colorées sous sa surface), le procédé a vécu un profond changement en 1891. C’est en effet l’année durant laquelle la première machine électrique à tatouer fut mise sur le marché par un dénommé O'Reilly. C’est cette même machine qui est utilisée encore aujourd’hui par les boutiques spécialisées.

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À travers l'histoire, les gens ont aussi été tatoués de force pour de nombreuses raison.
Durant la Seconde guerre mondiale, les nazis marquèrent une partie des déportés des camps de concentration et d'extermination d'un tatouage, sur l'avant-bras, d'un numéro matricule.   Dans ce cadre, le tatouage contraint participait d'une entreprise de déshumanisation. Après la guerre, les survivants des camps eurent des réactions différentes : si la majorité d'entre eux les conservèrent, certains se les firent enlever.
Par ailleurs, les soldats de la Waffen-SS étaient aussi tatoués. Ils recevaient leur groupe sanguin sur la face intérieure du biceps du bras gauche.

 

main_henne_5.jpgLe tatouage au henné
Le tatouage permanent, quelle que soit la partie du corps sur laquelle il est pratiqué, est considéré par la religion musulmane comme une mutilation, donc comme un péché. De ce fait, les marocaines détourneront cet interdit en utilisant le tatouage au henné. L'utilisation traditionnelle pratiquée dans les pays du Magrhebest nommé henné, en Inde et au Pakistan, elle est désignée sous le nom de
mehndi.

 Au Maroc, l'ornementation actuelle au henné est surtout un embellissement et, contrairement aux pays du continent indien, n'a aucune signification religieuse . Cette nouvelle forme d'ornementation (tendance Mode) au henné est récente dans l'histoire de l'embellissement de la mariée marocaine.


accueil.jpgLe tatouage kenji
Le kenjiest une pierre inspirée des galets de tatouage tibétains.
Ce tampon permet l'impression du tatouage sur la peau.
Le tatouage  est éphémère et doit être considéré comme un maquillage.
Il résiste à l'eau et sa durée de tenue sur la peau varie entre 2 et 5 jours.





Quelques photos trouvées sur le net...

 

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tour de bras motif celtique



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henné

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old & new schoolold & new school

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Quelques stars tatouées

6a00ccff855d15985d011016794ad9860d-500pi.jpgThe Rock
 

pinktattoocd3vt1.jpgP!nk

alissa-milano.jpg Alissa Milano

 

Djibril-Cisse.jpg Djibril Cissé

 

Publié dans Ma grange à papotes

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Pichenette 19/06/2010 10:53



Article hyper documenté et très intéressant, j'ai appris énormément de choses. Et aujourd'hui, être tatoué est devenu à la mode. 



*.:。✿*Fleur de soleil*✿。:.* 21/06/2010 10:32



J'adore les tatouages ! J'ai envie de me faire tatouer depuis longtemps, bien avant que ça ne devienne à la mode, malheureusement je suis allergique au nickel, et tous les tatoueurs utilisent des
aiguilles en nickel  donc pas de tatouages pour moi



Christine 13/05/2010 10:01



L'autre nuit j'ai rêvé que j'avais la fesse gauche entièrement tatouée, va savoir pourquoi? J'ai pas l'intention de me faire tatouer! mais je peux comprendre que ça plaise



Fleur de soleil 14/05/2010 16:44



Moi ça fait longtemps que j'aime les tatouages, mais je ne peux pas en faire, je suis allergique au nickel, et je me suis renseignée, tous les tatoueurs travaillent avec des aiguilles en nickel
sniffffff