Et le corps devient oeuvre d'art...
A l’aube de l’humanité, nos ancêtres utilisaient déjà la peinture corporelle.
Probablement même avant que la première pierre ne soit gravée, l’homme a appliqué des pigments sur son corps pour affirmer son identité, l'appartenance à son groupe et se situer par rapport à son entourage. Cette pratique picturale devient un instrument de transformation. Les dessins et les couleurs permettent de changer d'identité, de marquer l'entrée dans un nouvel état ou groupe social, de définir une position rituelle ou de réaffirmer l'appartenance à une communauté déterminée, ou servent tout simplement de parure.
La peinture corporelle d'aujourd'hui, telle qu'elle est de nouveau pratiquée dans les sociétés occidentales, a un but surtout ludique et ornemental. Son caractère spectaculaire en fait une activité événementielle très prisée. Plusieurs festivals lui sont consacrés, dont celui de Seeboden en Autriche World Bodypainting Festival et celui de Bruxelles en Belgique, The International Bodypainting Contest.
Le côté « ni nu, ni habillé » du modèle peint permet une exposition du corps sans que cela choque la pudeur : on voit très fréquemment des modèles « habillés » de vêtements en trompe-l’œil. Cet aspect permet ainsi à des personnes presque entièrement nues de circuler dans des lieux publics en ne provoquant le plus souvent que des sourires amusés. Le thème animalier est aussi fréquemment traité : les modèles sont ainsi transformés en félins dans la plupart des cas, mais aussi en chiens, zèbres, ou vaches… Lorsque d'autres animaux apparaissent, ils sont le plus souvent intégrés dans un décor peint sur la peau du modèle : serpents dans la jungle, araignée sur sa toile… Un autre thème favori des artistes est le fantastique : des créatures multicolores, écaillées, pourvues d'ailes, d'antennes, de griffes parcourent les festivals dédiés au genre. On rencontre également le camouflage : le corps est intégré à son environnement, arbres, papier peint ou murs décrépits.
Regardez cette petite sélection… C’est beau non ?

