Vidocq
J'ai découvert hier soir sur TF1, comme de nombreux télespectateurs apparement, l'épisode pilote de la nouvelle version des aventures de Vidocq, avec Bruno Manadier dans le rôle principal.
Et je reste sceptique... pas vraiment convaincue, pas vraiment déçue non plus, j'attends la suite.
Il faut dire que je garde en mémoire la version des années 70, avec Claude Brasseur. J'étais très jeune à l'époque (ben oui quoi, on ne pouffe pas !), mais il était hors de question que je manque un seul épisode, j'étais fascinée par ce personnage d'ancien bagnard reconverti dans la police. J'étais une vrai fan !
Et puis l'ambiance des feuilletons était à mes yeux très spéciale, parfois un peu glauque, et c'est ce qu'il manquait dans l'épisode d'hier soir. Et je trouve que Claude Brasseur était parfait dans le rôle.
Allez, pour le plaisir, et pour ceux qui ont comme moi regardé "Les nouvelles aventures de Vidocq" dans les années 70... Vous souvenez-vous de la musique du générique ?
Et voici la partie historico-culturelle :
Vidocq a vraiment existé.
Eugène-François Vidocq, né en 1775, est un aventurier français.
Une vie assez mouvementée, de nombreux larcins et moult escroqueries l'amène à être condamné au bagne, d'où il réussi à s'évader plusieurs fois, lui permettant ainsi d'acquérir auprès des gens du milieu un respect et une notoriété sans égal.
En 1806, lassé de cette vie, il propose ses services d'indicateur et se laisse enrégimenter dans la police de la capitale. Le préfet, appréciant les services que pouvait rendre un tel agent, le plaça, en 1810, à la tête d’une brigade dite de sûreté et composée de condamnés libérés à qui un séjour plus ou moins long dans les prisons avait fourni, comme à leur chef, l’occasion de connaître les malfaiteurs alors en exercice.
Excellent physionomiste, il repère à merveille, même grimée, toute personne qu'il a préalablement dévisagée. Il excelle lui-même dans l'art du déguisement.
Ses nombreux succès et ses méthodes peu orthodoxes lui amènent autant d'admirateurs que de détracteurs. Ses hommes revendiquent trois fois plus de captures que les policiers classiques entre 1811 et 1827. Ces derniers tentent alors par tout moyen de déstabiliser Vidocq.
Ses ennemis se trouvent dans la pègre mais aussi au pouvoir. Par deux fois, ses supérieurs le font démissionner. Plusieurs personnes arrêtées par Vidocq l'accusent d'avoir monté les coups pour ensuite arrêter ceux qui y ont participé et, de cette manière, prouver son efficacité dans la lutte contre le crime.
En 1827, Vidocq démissionne de ses fonctions de chef de la Sûreté. Il s'installe près de Paris et crée une petite usine de papier. Il invente le papier infalsifiable. En 1828, il publie des Mémoires qui connaissent un grand succès, et qui inspirent notamment à Honoré de Balzac son personnage de Vautrin.
Ruiné par son affaire d'usine de papier, il occupe à nouveau durant sept mois le poste de chef de la sûreté en 1832, puis quitte définitivement le service public et fonde en 1933 le Bureau de renseignement pour le commerce, la première agence de détectives privés, qui fournit aux commerçants, moyennant finance, des services de renseignement et de surveillance économique, ainsi que des informations sur les conjoints volages.
Âgé de 82 ans, François Vidocq meurt à Paris des suites du choléra, le 11 mai 1857.